Depotoir inutile.

Clementine. Bientôt 17 ans.
L'inspiration revient et moi avec elle.


# Posté le jeudi 25 décembre 2008 16:58

Modifié le mardi 08 septembre 2009 13:06

{ 5Please don't leave me.{ 5

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...........Un air apaisant de Muse berçait la voiture. Aucun de nous deux ne parlaient. Nous étions biens. Mais surtout nous n'avions pas besoin de ça. Il conduisait vite. Beaucoup trop vite. Il faisait noir. La route était simplement éclairée par les phares de la voiture La vitesse était son échappatoire. L'une des seules choses qui le faisaient exister. J'avais étendu mes jambes. Mes pieds nus étaient posés sur l'habitacle. On était libre. Je tenais une bouteille de vodka à la main. Je bus au goulot. Nous étions saouls. Je ris. J'étais heureuse. Aujourd'hui plus qu'hier. Moins que demain. Je l'aimais plus que quiconque. Il était différent. Il savait ce que c'était vivre. On passait des heures entières à s'amuser. Avec lui, j'allais n'importe où. Il me suivait. Je l'aimais. Il m'aimait. Il était là assis à côté de moi, tenant lui aussi une bouteille. Il était beau. La voiture ne roulait pas droit, ca ne nous dérangeait pas. Je n'étais pas en état de me disputer avec lui. Nous avions une relation passionnelle mais sincère. Il continua d'accélérer. Un virage. La route. Un arbre. Il n'eut pas le temps de réagir. Il essaya tant bien que mal de freiner et de déporter l'automobile. Trop tard. On roulait trop vite. Le coeur battait vite et fort. La respiration était saccadée. Un bruit assourdissant. Le pare brise qui explosait. Un choc et soudain une douleur à la tête insurmontable. Mes yeux se fermèrent. Plusieurs minutes durant. Lorsque je les rouvris, je ne compris pas. Je mis ma main sur ma tempe. Un liquide rouge coula J'étais toujours dans la voiture. Mes prunelles jetèrent un regard à gauche. Il n'était pas là. Plus là. J'essayai tant bien que mal de me dégager pour sortir. J'avais mal partout. Je posai un pied par terre. Mes jambes lâchèrent. Je m'écroulai sur le sol. Je criai son nom. Il ne répondit pas. J'avançai à quatre pattes. Je devais y arriver. Je le vis. Il était là devant moi. A côté de la voiture allongé sur le sol. Je le touchai, il était froid. Ses yeux étaient fermés. De longues larmes coulèrent le long de mes joues. Mon coeur se déchirait. Je le bougeai, il ne réagit pas. Les pleurs s'intensifièrent creusant un vaniteux cortège funèbre. Je posai ma tête contre son torse et sentit son parfum. Mon corps tout entier souffrait. J'entendis du bruit. Une voiture. Je ne pris pas la peine de regarder. On me souleva du sol. Je me débattai. Je tombai lourdement sur le sol. J'avais mal. Bien trop. Je restai collée à lui. Je ne pouvais pas le laisser là. Je lui parlai. Deux gros bras me portèrent. Pas la force de résister. J'agonisais. Ma vue se brouilla. Les yeux se fermèrent. Je l'avais perdu. A tout jamais. Une dernière phrase.

« Lucas, ne m'abandonne pas, s'il te plaît. Reste avec moi. »

# Posté le vendredi 02 janvier 2009 16:08

Modifié le mardi 08 septembre 2009 13:24

{ 5The feeling and the pain are useless{ 5

{ 5The feeling and the pain are useless{ 5
| La peur et la douleur sont
des sentiments impossibles à combattre



* Avec le temps, on dit que tout cicatrise. Propos quasi mensonger. Rien ne se résolve entièrement. La douleur qui nous blesse ne disparaît jamais complétement. Les plus petites parcelles de cette souffrance qui peuvent paraître insignifiantes sont toujours là. La peur qui nous anime reste ancrée dans nos esprits. Elles se camouflent derrière ce corps. Derrière cette matière. Derrière nos balivernes quotidiennes. Derrière nos pseudo-rires. Puis un jour, il suffit d'une seule chose. La plus minime, pour qu'elles ressortent. On ne sait pas vraiment pourquoi. Ni comment. Mais on les ressent une nouvelle fois. Comme au tout début. Comme si jamais elles n'étaient parties. On reprend nos anciennes habitudes. Mentir. Faire semblant. On n'arrive pas à faire autrement. On ne peut plus. Car ils sont revenus. Ces sentiments désagréables. Confus. Brutaux. Contradictoires. Blessants. Ils nous envahissent. Ils nous engouffrent. On les connait si bien. Mais on ne peut pas. On finit par se rendre compte que tout était toujours là. Enfoui. Dissimulé. Mais présent à l'intérieur de ce corps. Dans ces instants, on ne sait plus. Quoi faire. Que dire. On n'arrive plus à les combattre. On avait gagné le combat précédent. On perdra peut-être celui-là. Quelle importance? Ils reviendront encore et toujours nous hanter. Il ne nous reste alors plus qu'une seule issue. Attendre qu'ils s'en aillent pour un temps. Se leurrer. Se mentir à soi même. Et croire ces niais qui ont dit qu'un jour tout finit par disparaître.

La dernière chose inutile
à faire *

# Posté le mercredi 06 mai 2009 10:48

Modifié le mardi 08 septembre 2009 13:28

{ 5Avec le temps, va tout va bien{ 5

{ 5Avec le temps, va tout va bien{ 5

Avec le temps tout s'évanouit


*__Je l'aime et ça recommence. Cette affreuse sensation. Ces doutes. Ces *difficultés relationnelles que je n'arrive pas à résoudre. Plus elles m'encombrent *et plus je doute. De ma capacité à être quelqu'un de bien. Je me demande *même, pourquoi elle est toujours là après tout ce temps. Comment fait-elle *pour me supporter jour après jour? Elle a toujours été là. A m'écouter. A me *parler. A me conseiller. Année après année, elle est la seule à être restée. A ne *m'avoir jamais abandonné. Malgré tout ce qui a pu se passer entre nous.

Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va

J'ai tellement peur que ces paroles deviennent réelles un jour, vous savez. Peur de la perdre. De la décevoir. Qu'un jour, elle fasse comme tous les autres et qu'elle parte. Qu'elle me laisse. Qu'elle ne me comprenne plus et qu'elle me quitte. Je pense à tout ceux que j'ai déçu. A tout ceux que j'ai perdu. Les uns après les autres. Je prends peur. Sans elle..ce serait trop dur. J'ai tellement de mal à exprimer mes sentiments. Tout est confus et flou dans ma tête. Tout va de travers. Je me raccroche à mes souvenirs. A cette époque où tout était simple. Je m'enfonce un peu plus dans le silence. Pourtant j'en suis sûre. Je n'ai pas l'habitude de lui dire. Mais je l'aime tellement. Comme on peut aimer...une personne indispensable

Avec le temps, va, tout va bien

# Posté le jeudi 28 mai 2009 14:08

Modifié le mardi 08 septembre 2009 13:29

{ 5La véritable faiblesse est de se surestimer.{ 5

{ 5La véritable faiblesse est de se surestimer.{ 5
.....VIVRE OU PARTIR?...._______________________________
.....VIVRE OU PARTIR?....
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______ Oublie moi. Efface tous nos souvenirs de ta mémoire. Tire un trait sur notre époque. Sur nous deux. J'aurais aimé être capable de te dire tout ; ça. J'espérais tant être moins lâche. Moins faible. Je voulais t'oublier. Te faire souffrir autant que tu l'avais fait. Déchirer ton c½ur. Le lacérer de toute part. Taillader ton c½ur à coup de couteau. J'avais ce besoin masochiste de te rendre aussi vulnérable que moi. Je souhaitais te voir tomber. Te regarder te noyer sous un torrent de peine. Ta souffrance aurait été ma fierté. Ta tristesse aurait contribué à mon bonheur. J'avais ce désir de vengeance à assouvir. Tu en aurais été ma première victime. La plus importante pour moi. Je devais te faire tomber pour ma survie. Ton corps tout entier devait se tortiller de douleur. Je voulais que tu m'implores. Que ce liquide lacrymal coule le long de tes joues. Il était temps pour toi de payer. De ressentir ce vide à la place du c½ur. D'avoir cette impression que plus rien n'avait d'importance. Je n'étais plus celle que tu avais connu. Etre chaque instant à tes côtés m'avait changé. Ta froideur et ta rudesse m'avaient envahies. Le jour où tu avais décidé que je n'étais plus tienne, tu m'avais transformé en ton clone. Tu m'avais rendu amère et dure. Mon amour pour toi était en train de me détruire de l'intérieur. Je croyais pourtant être capable de vivre sans toi. Les faits étaient là. Ce n'était pas le cas. J'étais dépendante de toi. Te voir sourire contribuait à ma déchéance. T'entendre rire m'asphyxiait tous les jours un peu plus. Un choix devait être fait. Ce serait toi ou moi. Nous ne pouvions plus vivre ensemble dans le même monde. Je ne pouvais plus être loin de toi. Je pris une dernière gorgée. Un dernier comprimé. Les larmes coulèrent le long de mon visage. Le temps passa. Mon regard se figea. Mes yeux se fermèrent une dernière fois.

# Posté le vendredi 06 mars 2009 11:25

Modifié le mardi 08 septembre 2009 15:42